4 juin 2008
Transports
CONTEXTE :
Un constat : l’encombrement des villes européennes
Le transport est une des premières politiques communes de la communauté. Cette politique s’est concentrée sur l’objectif d’éliminer les obstacles aux frontières entre les États membres et de contribuer ainsi à la libre circulation des personnes et des biens.
Les transports en milieu urbain posent leur propre problématique. Les villes produisent entre 75 et 85% du PIB de l’UE. Mais de nombreuses villes européennes ont de grands problèmes liés aux encombrements et à d’autres nuisances, telles que les niveaux élevés de pollution, les nuisances sonores et les accidents, dus en grande partie à l’utilisation excessive des voitures individuelles.
En effet, 75% des trajets dans les zones métropolitaines sont effectués en voiture. Ce pourcentage ne devrait cesser de s’accroitre et les conséquences seront significatives sur la santé et la qualité de vie des citadins, ainsi que sur les résultats économiques des villes elles-mêmes. Mais les compétences de l’Union en matière de transports urbains semblent limitées. Le succès des politiques décidées au niveau européen dépendent en partie des mesures prises aux niveaux national, régional ou local.
Le soutien financier européen à des initiatives innovantes pour promouvoir l’échange de bonnes pratiques
Les programmes de développement et de recherche sont des outils essentiels à l’amélioration des transports urbains. Dans le cadre du programme spécifique "coopération" du 7°PCRD, 4,18 milliards € sont consacrés au "transport". Le chapitre "transport" comporte en particulier 5 priorités consacrées à l’objectif "assurer une mobilité urbaine durable".
• le développement de nouveaux concepts de transport et de mobilité pour les voyageurs et le fret,
• accroître la qualité du transport public de passagers,
• promouvoir une utilisation plus rationnelle des véhicules non polluants,
• soutien d’initiatives innovantes en faveur des transports urbains propres
• développer des outils et des modèles de soutien aux politiques mises en œuvre.
Le Livre vert sur les transports urbains
Le livre vert sur les transports urbain : vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine adopté le 25 septembre 2007 ouvre le débat sur l’une des issues clefs de la mobilité urbaine : des villes plus vertes et plus fluides.
Le rôle important des transports urbains est aussi souligné dans a Charte de Leipzig sur villes européennes durables (2 mai 2007). La Charte souligne l’importance de mettre en place des transports accessibles à tous les citoyens européens, que cela soit en terme financiers ou géographiques.
LES ACTIONS DE L’IUL :
L’action de l’Intergroupe en matière de transports urbains s’incarne principalement par la participation au Livre vert et la rencontre avec Jacques Barrot. Cet exemple est emblématique de la fructueuse collaboration entre l’Intergroupe Urban Logement, ses partenaires et les institutions européennes. Lorsqu’en janvier 2007 la Commission a lancé la consultation publique sur les transports urbains, l’Intergroupe s’est mobilisé, avec ses partenaires, pour faire valoir leurs positions en la matière. Acmé de cette volonté, en juillet 2007, l’Intergroupe reçoit le Commissaire en charge des transports Jacques Barrot au Parlement pour un débat avec les membres de l’Intergroupe sur la préparation du Livre vert. En septembre, la Commission a publié son Livre vert intitulé "vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine". Une partie du texte est consacré à l’approche intégrée dans la mobilité urbaine, mais qui ne satisfait que partiellement l’Intergroupe. En vue de la publication du Plan d’Action sur les transports urbains en automne, Jean Marie Beaupuy, Alfonso Andria, Gisela Kallenbach et Jan Olbrycht, ont participé à l’audition publique organisée par l’ADLE sur les compétences en matière de transports. De plus, le parlement émettra également un rapport sur le livre vert (rapport Rack). La commission du développement régional est chargée d’émettre un avis, rédigé par Jan Olbricht.
LES BONNES PRATIQUES :
Civitas Plus
Civitas Plus est l’acronyme de City, Vitality et Sustainability. Cette initiative aide les villes à promouvoir des transports urbains durables, propres et efficaces en appliquant et évaluant des trains de mesures basées sur des politiques et technologies ambitieuses et intégrées.
CIVITAS I a été lancé en 2002 (dans le cadre du 5ème Programme cadre de recherche) alors que CIVITAS II a été lancé au début de l’année 2005 (6èmePCRD). CIVITAS I (2002-2006) rassemble 19 villes réparties dans 4 projets de démonstration, et CIVITAS II (2005-2009) 17 villes réparties également dans 4 projets de démonstration. L’UE financera ces 36 villes européennes avec un budget de 100 millions d’euros, et l’ensemble du budget attribué à l’initiative s’élèvera à plus de 300 millions d’euros. Le principal objectif de Civitas est de promouvoir et implanter des transports urbains durables, propres et efficaces. Ainsi, les villes sont des “laboratoires” où les deux maîtres mots sont apprendre et évaluer.
Le tram-train de Karlsruhe
En 1992, 28 kilomètres de lignes sont inaugurées : le tram-train de Karlsruhe est né. Le tram-train est un véritable outil d’interconnexion des territoires formant un même bassin de vie. En effet, c’est un moyen de locomotion qui permet d’utiliser les voies des tramways en ville, et les infrastructures classiques de transport ferroviaire au delà du cœur historique de la ville. Gisela Kallenbach estime que :"c’est un excellent exemple - depuis 15 ans en place ! ! – de transport en commun pratique et bien accepté par les utilisateurs. Alors que les modèles de la mobilité individuelle sont souvent copiés, ce projet est malheureusement loin d’être adopté par d’autres villes."
Même si c’est un modèle qui sera difficile à exporter, la ville de Mulhouse en France a émis de souhait de mettre en œuvre un tel mode de transport.